Parfois, en écrivant, on réinvente la langue. C'est comme ça qu'elle évolue, qu'elle vit avec son temps, qu'elle peut si elle veut partir en boîte en vélib, aussi vieille soit-elle, la langue.
Bon : de là à ce qu'on parle LOL MDR, dslé les SMS addicts, mais c pa pour enkor (jspr).
Parfois donc, les expressions et les mots évoluent, ou ont au contraire la dent dure. Les ignorés, les bafoués, les incompris : voilà les mots ou expressions qui "embûchent" et/ou enrichissent parfois mon quotidien, et que j'aimerais partager avec vous. Ils sont parfois revêches, mais s'affichent, parfaitement domestiqués, dans le Modurédac.
Aujourd'hui : AUTANT POUR MOI
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Quand on veut faire son Mea Culpa, on dit "Autant pour moi", mais on écrit "Au temps pour moi". Mon dico de la langue française me dit que :
Il est impossible de savoir précisément quand et comment est apparue l’expression familière "au temps pour moi", issue du langage militaire, dans laquelle au temps ! se dit pour commander la reprise d’un mouvement depuis le début (au temps pour les crosses, etc.). De ce sens de "C’est à reprendre", on a pu glisser à l’emploi figuré. On dit "Au temps pour moi" pour admettre son erreur – et concéder que l’on va reprendre ou reconsidérer les choses depuis leur début.
L’origine de cette expression n’étant plus comprise, la graphie Autant pour moi est courante aujourd’hui, mais rien ne la justifie.
Voilà : suis sûr que vous êtes contents de savoir ça...
david aka Big Geek de l'orthographe.
